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D'autre part j'ai perdu le contact avec la famille DE CHEFDEBIEN

Si quelqu'un pouvait nous remettre en relation.

Avec mes remerciements

Octonovo




Dernière mise à jour
le 30 juin 2005


Interviews
 

Interview de M. Antoine CAPTIER
Aout  2001

OCTONOVO: Monsieur Antoine CAPTIER, vous êtes né en 1937 à Rennes-le-Château d'une famille du village, votre grand père connaissait bien l'abbé SAUNIERE, vous êtes marié avec Claire CORBU avec qui vous avez écrit un livre sur l'affaire (1) qui reprend de nombreux fac-similés de documents originaux en votre possession...

Antoine CAPTIER: Ma famille est installée à Rennes-le-Château depuis au moins le XVIIe siècle. Certains de mes ancêtres ont été hommes de confiance des nobles du village. Ils ont été un temps propriétaires du château mais aussi maire du village à plusieurs reprises.

Quand j'étais petit, on disait de l'abbé qu'il avait trouvé un trésor grâce aux papiers que lui avait remis mon arrière grand-père. Remarquez bien que ces documents n'avaient peut-être aucune valeur.

J'ai personnellement connu mademoiselle Marie, mais j'étais jeune. Au début elle n'était d'ailleurs pas très liante. Elle était pauvre à cette époque. Les recherches ont vraiment commencé avec M. Noël CORBU car elle disait souvent aux gens du village "Vous marchez sur de l'or...".

Bérenger SAUNIERE était un homme autoritaire et radin. Il était souvent soutenu par les notables du village et le conseil municipal mais plutôt en froid avec les autres habitants du village. Je ne veux pas dire qu'il était un homme méchant non plus, soyons bien clairs. Par exemple, pendant la guerre il s'est occupé des jeunes gens du village montés au front, leur écrivait et parfois leur envoyait de l'argent.

Il choquait par sa richesse et son train de vie, mais les gens le craignaient.

89: Racontez moi les débuts de la chasse au trésor.

ACA: il y a des gens qui venaient avant M. CORBU, mais ils étaient très discrets et n'ont pas laissés beaucoup de souvenirs.

L'affaire démarre vraiment avec monsieur Noël CORBU qui à la mort de Marie DENARNAUD devient propriétaire du domaine qu'il décide de transformer en Hôtel (2) et développe l'histoire. Lui même y croyait puisqu'il a entrepris des recherches et fait venir Robert CHARROUX et son club des chercheurs de trésor.

Il y avait des gens qui travaillaient de façon empirique, ou qui avaient des documents.

89: Pierre Plantard par exemple?

ACA: Dans un papier de 1959, Monsieur CORBU était déjà en contact avec monsieur PLANTARD. Il ne dit pas pourquoi il venait à Rennes-le-Château ni comment il avait eu connaissance de l'histoire.

89: et Monsieur DOMERGUE?

ACA: Monsieur DOMERGUE était un magnétiseur qui venait chaque année et a fait la majorité des trous qui datent de cette époque (3).

89: Gérard de SEDE?

ACA: Il a sorti son livre en 1967 (4), mais il est venu très tôt à Rennes-le-Château. il connaissait déjà Pierre PLANTARD avec l'affaire de Gisors.

Pierre PLANTARD avait des documents concernant l'affaire, vrais ou faux... Ce qui est ennuyeux, c'est que Gérard de SEDE ne donne jamais ses sources.

Son livre a vraiment amené du monde à Rennes. Le restaurant de mon beau-père marchait alors très bien, mais sans commune mesure avec ce qui a suivi.

Dans la clientèle d'alors, on trouvait le frère de Déodat ROCHE, qui a soigné Bérenger SAUNIERE et son autre frère qui était le notaire de l'abbé. il y avait aussi plein de néo-cathares qui venaient ici en pèlerinage à l'époque.

89: Déodat ROCHE s'est intéressé à Rennes-le-Château?

ACA: Oui, il s'y est intéressé, mais on ne sait pas pourquoi.

89: Vous avez hérité de beaucoup de documents concernant l'affaire.

ACA: Bérenger SAUNIERE était un prêtre à deux facettes dont une qu'on ignore largement. On sait par exemple qu'il se déplaçait, mais on ne sait pas où:  Lyon? Perpignan? Paris? L'Autriche?

Monsieur DOUZET dit avoir des traces de lui à Lyon. Mademoiselle Marie possédait une petite tour Eiffel...

89: Qu'est ce que vous possédez comme fond documentaire?

ACA: Environs 1000 papiers ou lettres, des feuillets qui retracent les travaux (car Bérenger SAUNIERE marquait tout), de la correspondance privée, environs 400 lettres sur le procès. Ces documents ont souvent été publiés dans des livres, dont un certain nombre dans le nôtre.

Il nous manque des périodes. De plus, une partie du fond a été dispersée entre plusieurs personnes qui malheureusement ne veulent pas, elles, les publier.

89: Une trace des relations que Bérenger SAUNIERE pouvait entretenir avec son homologue de Rennes-les-Bains, l'abbé BOUDET?

ACA: Très peu. Des messes et dans ses carnets il note recevoir des lettres de lui, mais que nous ne possédons pas. Il en va de même avec l'abbé GELIS.

Je suis assez séduit par l'idée de leurs relations au sein des AA, ce qui ferait une filiation entre POUSSIN et Rennes-le-Château.

89: Pour vous ces curés appartenaient à cette société secrète des AA?

ACA: C'est une société catholique particulièrement secrète et discrète. Il n'y a pas de traces formelles de cette appartenance.

89: Votre livre, publié en 1985 est pour moi l'un des meilleurs et des plus sérieux publiés concernant l'affaire.

ACA: C'est un livre de base dans le sens ou il ne développe pas particulièrement de thèses, mais qui expose des faits tels que nous les connaissons. Beaucoup de gens nous écrivaient pour nous poser des questions. Nous l'avons écrit pour donner les éléments essentiels en notre possession.

89: Vous allez lui donner une suite?

ACA: Soyons clairs, nous ne possédons rien d'extraordinaire qui indiquerait l'emplacement d'un trésor ou le secret de l'abbé. Marie DENARNAUD a brûlé beaucoup trop de papiers. Mais on complétera peut être par un ouvrage pour améliorer la connaissance que l'on peut avoir des faits.

89: Que pouvez vous me dire sur les relations entre Bérenger et Alfred SAUNIERE?

ACA: Ils n'ont pas toujours été en bonnes relations, en particuliers à la mort de leur mère.

Par contre, après la mort d'Alfred, Bérenger réclame certains biens de son frère avec insistance.

89: Pour vous le trésor, c'est quoi?

ACA: Il a trouvé de l'or, c'est incontestable, dans les tombes ou en dépôt, mais pas en si grosse quantité. Ce qui me semble important c'est le secret qu'il a percé, dont on a pas particulièrement d'idée, mais qui a fait venir tous ces nobles et personnages importants à Rennes-le-Château. secret enterré par l'abbé BIGOU à la révolution.

89; La question que vous auriez aimé que l'on aborde?

ACA: J'aurais aimé que les gens qui possèdent des documents en fasse état et qu'on crée une structure pour partager et faire avancer l'histoire, car l'affaire de Rennes le château ressemble trop à un puzzle. (5)

(1) L'héritage de l'Abbé SAUNIERE. Éditions Bélisane 1985.
(2) L'hôtel de la Tour.
(3) Les années 1950-60
(4) L'or de Rennes, ou la vie insolite de Bérenger Saunière curé de Rennes-le-Château. Julliard 1967.
(5) Il va sans dire que je ne peux que souscrire à cette idée et l'encourager!

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