INTERVIEW DE GERMAIN BLANC DELMAS.
Habitant de Rennes le château et auteur d'un livre
de souvenir.
Monsieur Germain BLANC-DELMAS est un habitant
de Rennes le château, amoureux son village. Il est l'auteur
de deux livres de souvenirs romancés, dont un consacré à sa
jeunesse (1) (2).
Arrivé à Rennes le château en 1948, fils du maire de l'époque,
il a été un témoin privilégié des premières fouilles menées
au village
OCTONONO : Vous arrivez en 1948, c'est
à dire bien avant les premiers chercheurs. Comment était le
village à l'époque ?
Germain BLANC-DELMAS : Il était surtout
replié dans la vallée de l'Aude, sur ses activités agricoles
(vignes, céréales) et quelques ouvriers travaillaient encore
aux usines à chapeaux. A la veillée, on évoquait le souvenir
de Bérenger SAUNIERE et de Marie DENARNAUD. Mais le sujet
était simplement effleuré par rapport à tout ce qui s'en dit
aujourd'hui. Les gens de l'époque l'avaient connu et en avaient
conservé le souvenir d'un homme qui prenait nettement le pas
sur son auditoire en prêchant parfois en patois occitan comme
il le fit par exemple lors des élections législatives de 1885.
89 : On parlait déjà de la découverte
d'un éventuel trésor à l'époque ?
GBD : Les rares gens qui montaient
à Rennes le château se posaient déjà la question : comment
il avait financé tout son domaine, villa, tours, jardins,
terrains, train de vie... A la veillée quand nous évoquions
l'affaire, l'auditoire était toujours interloqué, mais nous
n'avions pas de réponse.
89 : Vous avez connu Marie DENARNAUD
personnellement ?
GBD : Oui. Elle vivait chichement.
Pendant longtemps elle a simplement survécut. Depuis la guerre
de 14-18 et le décès de l'abbé elle vendait régulièrement
les bibelots, meubles, livres etc. qu'elle échangeait contre
quelques nourritures.
1948, c'est aussi la date de l'arrivée au
village de Monsieur Noël CORBU et de sa famille. L'histoire
est connue : Il faisait très chaud et il est allé demander
un verre d'eau au domaine. Marie DENARNAUD lui a alors raconté
l'histoire du curé.
89 : Marie DENARNAUD vivait repliée
sur elle-même ou était-elle une femme accessible ?
GBD : Elle était tout à fait accessible.
Elle vivait avec ses souvenirs et avec monsieur René GUILHEM,
l'ancien instituteur du village, qui avait pris pension chez
elle. Cela qui lui permettait de gagner un peu d'argent. M.
GUILHEM était peintre amateur. Il a fait plusieurs tableaux
et miniatures sur Rennes, dont un avec Marie DENARNAUD qui
sort de l'église.
89 : Elle parlait de son curé ?
GBD : Pas tellement en général. Mais
à M. CORBU, elle disait : "vous verrez, je vous confierai
un secret qui fera de vous un homme puissant". L'affaire
est connue, elle est vraie.
89 : Quel souvenir l'abbé avait-il
finalement laissé au village ?
GBD : Bérenger SAUNIERE laisse plutôt
une bonne image. Celle d'un prêtre qui s'est bien occupé de
son village et qui était proche des gens. En particuliers,
durant la guerre qui a été une période particulièrement difficile,
il a fait de nombreux dons à ceux partis comme soldats et
aux miséreux. Cela se retrouve dans son carnet de correspondance
de l'époque (3).
89 : A propos, vous dites dans votre
livre que vous avez vu des ouvrages d'alchimie dans la bibliothèque
de la tour. Avec tout ce qui a été raconté sur les éventuels
penchant pour l'ésotérisme de l'abbé, vous confirmez l'information
?
GBD : Oui. Dans mon livre il y a une
partie romancée et j'ai changé les noms des personnages, mais
tous les événements que je raconte au sujet des chercheurs
sont totalement réels.
89 : Il s'agissait plutôt des livres
rares d'un passionné ou bien d'ouvrages généraux tel qu'il
peu y en avoir de la bibliothèque de tout curieux ?
GBD : Cela, je ne suis pas capable
d'en juger, ni d'ailleurs de me souvenir des titres. Mais
Il y en avait, qui parlait de la transmutation des métaux.
Personnellement je ne m'y intéressais pas.
89 : D'autre part, un bruit circule
qui veut qu'au décès de l'abbé, un libraire lyonnais soit
venu acheter tous les livres de l'abbé.
GBD : Je n'en ai jamais entendu parler.
Il ne pouvait s'agir de l'ensemble car, comme je vous l'ai
dit, Marie DENARNAUD a pendant longtemps survécut en vendant,
petit à petit, les biens de l'abbé, dont ses livres. C'est
d'ailleurs ce qui explique pour une bonne part la dispersion
de son patrimoine.
89 : Revenons en à monsieur Noël CORBU.
C'est lui qui a lancé l'affaire ?
GBD : Tout à fait. C'était une opportunité
pour lui dans une France d'alors qui s'ouvrait à la découverte
et au tourisme. Il a tout fait pour développer le mythe de
Rennes le château en ré-inventant l'histoire. Il avait déjà
fait quelques recherches archéologiques sur place en reconstituant
le squelette "hispanique" qui a longtemps été exposé
sous la terrasse du belvédère.
89 : C'est donc lui qui a attiré les
premiers chercheurs ?
GBD : C'est en effet Noël CORBU qui
a fait la première publicité à l'affaire. Il s'investit beaucoup
pour cette histoire qui faisait une bonne publicité à son
hôtel. Je relierais cette réponse à votre première question.
Et puis il le sentaient près d'eux, car l'abbé exploitait
une vigne qui produisait un excellent vin. C'est dire si Bérenger
SAUNIERE était un bon vivant et à quel point il aimait le
patrimoine local.
89 : Qui étaient les premiers chercheurs
?
GBD : Le tout premier à venir, c'est
monsieur René DESCADEILLAS, qui vient loger chez mon père
quelques temps. Il venait de Carcassonne en train et montait
au village à vélo (Rires). Pour tout vous dire, j'étais un
peu jaloux de ce beau vélo, étincelants, car je n'en avais
pas moi-même.
Il est le premier à venir à Rennes le château.
Il reprend le travail de monsieur GUILHEM, l'instituteur,
qui avait classé les notes et documents historiques sur le
passé de Rennes. Il en sortira un opuscule manuscrit qu'il
donnera à mon père et sur lequel il retravaillera pour aboutir
à son livre "Rennes et ses derniers seigneurs".
89 : Sur quelle documentation s'appuie
t'il ?
GBD : Les archives de la mairie à
l'époque.
89 : Quelles suites ont été données
aux recherches de monsieur DESCADEILLAS ?
GBD : Hé bien ! Ensuite, émoustillé
par ce qu'il avait découvert, il se décide avec COTTE, BRUNON,
MALACAN et un radiesthésiste à entrer en action. Ils se servaient
d'un pendule. L'hôtel de la tour était ouvert et marchait
bien d'ailleurs. Ils commencèrent par ausculter le parc ou
ils tombent sur un endroit curieux. Ils se rendent compte
que le lieu a déjà été creusé. Leur ardeur en est décuplée.
C'est alors qu'ils trouvent les fameux ossements qu'ils posent
simplement sur le tas de terre qu'ils viennent d'enlever
et un chien se met à les lécher ! Ils se rendent compte alors
que ce sont des cadavres relativement récents. Ils avertissent
le maire qui prévient la gendarmerie (4).
Mais leurs travaux ne s'arrête pas là! Ils creusent un trou
de 20 mètres de profondeur, qui leur coûte une somme considérable.
Par la suite, ils viennent trouver mon père
pour lui demander l'accord de la mairie et du conseil municipal
pour faire des fouilles dans l'église. Ils avaient aussi l'accord
de l'évêché. N'ayant encore jamais été sollicité par les chercheurs,
ils leur accordent l'autorisation sans imposer de témoins
ce qui fût une erreur. Mais à l'époque, comme je vous l'ai
dit, les gens du village travaillaient et n'auraient pas eu
de temps à consacrer. Ils font des fouilles aux marches de
l'autel, là où avait creusé Bérenger SAUNIERE. Ils ne découvrent
plus la dalle des chevaliers qui avait été déplacée par ce
dernier dans le square devant l'église, exposée à toutes les
intempéries, au pied du pilier "wisigothique", mais
un carrelage posé sur une terre chaulée. Ils retrouvent des
ossements et un crâne avec une fente sur le dessus ainsi qu'un
foulard de couleur. Pour moi cela prouverait bien une présence
mérovingienne à Rennes, ce qui est tant discutée.
Cette découverte avait frappé les imaginations
au village.
A priori, ils n'avaient rien découvert d'autre.
Mais au lieu de remettre tout en place, il a emmené le crâne
pour l'exposer dans l'officine de l'un d'entre eux qui était
pharmacien. C'est la première épine qu'endure mon père, ce
crâne aurait du être remis en place ou restitué au village
(5).
Par la suite, messieurs DESCADEILLAS et COTTES
ne se signaleront plus par leurs fouilles. Mais petit à petit
arrivent à Rennes le château des passionnés et des illuminés.
Ils logent tous à l'hôtel de la Tour. Monsieur Noël CORBU
était un excellent orateur, et ils les aiguillent dans leurs
des recherches. Ils ont presque tous fini par prendre la pioche
et c'est là qu'ont vraiment commencé les problèmes pour l'église.
On s'est en effet rapidement aperçu que celle
ci était visitée la nuit. La serrure a été changée, mais cela
n'y a rien fait et les fouilles nocturnes ont continuées.
Nous allions taper sur la porte, et les lumières visibles
de l'extérieur s'éteignaient. Dans le village on trouvait
que cela commençait à devenir sérieux. Mais comme je vous
l'ai dit précédemment, les gens d'ici travaillaient le jour
et avaient peu de temps à consacrer à ces individus la nuit,
ne serait ce que pour se reposer.
Remarquez que le jour aussi on avait des
problèmes. Cette église qui était habituellement ouverte et
sans surveillance les journées, on a finalement été obligé
de la fermer. Cela a posé des problèmes aux gens du village
qui avaient des devoirs religieux à remplir.
Puis M. Roland DOMERGUE est arrivé. Mon père
commençait à être prudent avec les chercheurs. Monsieur DOMERGUE
nous a expliqué qu'il voulait se consacrer au spiritisme.
Je vous avoue qu'à l'époque, nous sommes allés voir dans un
dictionnaire au mot "médium", cette personne qui
peut faire l'intermédiaire entre les vivants et les morts
pour comprendre de quoi il voulait nous parler. Mais même
comme cela, on avait encore du mal à le comprendre (rires).
C'était un passionné et mon père l'aurait bien éconduit. Mais
ma mère souffrait alors de rhumatismes que rien ne pouvait
soulager. Il lui a proposé de la "magnétiser" et
c'est comme cela que nous avons fait sa connaissance.
Il procédait à ses recherches de la façon
suivante. Une femme l'accompagnait, qu'il disait être médium.
Il l'hypnotisait, en public d'ailleurs, et je vous laisse
imaginer la scène dans le village. Puis elle se dirigeait
et "cherchait".
Il a finit par venir nous voir pour nous
expliquer qu'il voulait creuser dans notre jardin, celui qui
est en face de notre maison, à un endroit que lui avait indiqué
cette dame. La première fois, mon père lui a répondu "ce
n'est pas le moment de déranger mes poules". Mais il
est revenu à la charge plusieurs fois.
Mon père ayant fini par céder à ses demandes,
il vient avec cette dame qui stoppe près de l'ancienne église
St Pierre, devenu le pressoir communal. Elle décèle une "force
terrible qui la stoppe". Monsieur DOMERGUE fouille là
à coups de pelle et de pioche et le trou s'approfondit avec
force. A la fin, Il finit par déterrer une des betteraves
que mon père avait enterrer là pour empêcher qu'elles gèlent
! Je vous laisse imaginer l'hilarité qui s'est emparé du village!
Cela ne l'a pas empêché de continuer ses
"recherches" avec son médium. Nous étions un peu
dubitatifs car une fois, avançant bras tendus comme une somnambule,
elle avait quand même soigneusement évité un champ d'orties
!
Voilà le premier contact que nous avons eu
avec monsieur DOMERGUE. Il est revenu les années suivantes.
Il voudra fouiller en particuliers à côté de la statue de
Notre Dame de Lourdes, au pied du pilier. On était en septembre.
Comme mon père, en tant que maire, lui faisait remarquer que
le trou qu'il projetait de faire ne pouvait se faire dans
le chemin, il l'a fait dans l'appentis attenant qui jouxte
la villa.
C'est là que le village va vraiment commencer
à perdre patience. Il creuse à l'explosif, crève le toit du
cabanon et les tuiles volent alentours et retombent n'importe
ou heureusement sans blesser personne. Le trou va faire 8
mètres de profondeur. En chemin il rencontre des pierres qu'il
croit taillées alors qu'elles sont naturelles. En les suivant,
il se trouve que le boyau s'amincit et va vers l'église Marie
Madeleine. Mais on a fini par l'arrêter, il aurait mis le
bâtiment en péril.
Il revient l'année suivante. Cette fois il
va sonder le puits qui est devant chez lui. Il y trouvera
une fiole déposée là par des rigolos qui veulent lui faire
une farce. Cela marche plutôt bien d'ailleurs puisqu'il décide
de placer une charge d'explosifs au fond. Mais le puits agit
comme un obusier, la charge de dynamite propulse les débris
avec une grande puissance qui finissent par retomber
sur le village. Toutes les toitures alentour son touchées
parfois par des blocs de pierre énormes. Heureusement il n'y
a pas eu de blessés cette fois non plus ! La gendarmerie fait
le déplacement, les constats sont rédigés et il remboursera
tout le monde et il s'arrêtera là cette année.
Pendant ce temps, la presse écrit des articles,
bien encouragée par Noël CORBU. Des gens viennent visiter
les lieux, certains célèbres à l'époque comme ANQUETIL ou
les Charlots.
Pour en revenir à monsieur DOMERGUE, il revient
l'année d'après, mais sans son médium. Il a une nouvelle compagne
et il semble vouloir se calmer.
La cinquième année, sachant qu'on ne l'autoriserait
plus à fouiller sur le territoire de la commune, Il entreprend
de fouiller chez lui. On entendait son compresseur qui tournait
jour et nuit ce qui n'était pas fait pour nous rassurer. Dans
le square de l'église, les murets commençaient à s'écrouler.
On a aussi remarqué que les ramures des arbres semblaient
avoir des problèmes et que le baptistère qui se situait à
l'entrée du cimetière se mettait à pencher. Bref, on a bien
deviné son cheminement souterrain et certaines personnes du
village ont finies par faire écrouler la galerie, tout simplement
en sautant à pieds joints dessus. C'était sa dernière opération
de fouilles. La gendarmerie constata et mon père fit boucher
le trou.
Mais suite à tous ces problèmes, et à d'autres,
mon père a commencé à faire les démarches pour faire arrêter
les fouilles.
89 : Mis à part monsieur DOMERGUE,
quels autres chercheurs vous ont marqué ?
GBD : Pendant ce temps, d'autres chercheurs
sont arrivés. Monsieur CHÂTILLON par exemple a acheté une
autre maison et a mené des recherches pour essayer de repérer
d'éventuels souterrains. Lui était un "technicien".
Il utilisait du matériel électronique et n'a pas posé de réels
problèmes. Par contre, le résultat de ses recherches n'est
pas connu.
89 : Quels problèmes se sont finalement
posés ?
GBD : Essentiellement concernant l'église
qui continuait à être fouillée. Un tunnel permettait un accès
nocturne qui débouchait sur St Jean Baptiste, derrière une
tenture. Tous ces faits ont finis par faire arrêter les fouilles
au mois de juillet 1965.
89 : Les plus grands saccages infligés
au village ?
GBD : Ils ont été nombreux. Mais j'aimerais
d'abord insister sur l'aspect psychologique vis à vis de la
population qui est très important. Beaucoup sont très attachés
à leur village et ont été blessés des déprédations qui ont
eues lieu. C'est pour cette raison que le tourisme qui s'est
développé autour de cette affaire, le fait souvent en fait
contre l'assentiment de la population "ancienne".
Pour en revenir à l'aspect matériel, ces
déprédations ont d'abord concernées l'église. Dallage arraché,
sols creusés, décors cassés ou volés, comme la statue du diable
encore récemment qui a eu la tête arrachée et le bras cassé.
Mon père et ses adjoints ont déjà eus beaucoup de problèmes
beaucoup de problèmes à leur époque. Le domaine de l'abbé
a beaucoup souffert aussi.
Finalement, pour les gens du village, cela
faisait un peu l'impression que l'on a lorsque l'on rentre
chez sois et que l'on découvre que l'on a été cambriolé.
89 : Ce sont des problèmes qui sont
encore posés par les chercheurs de nos jours ?
GBD : Actuellement, je ne sais que
penser. Découvrir une crypte sous l'église, sous les auspices
de la nouvelle municipalité, serait ce bien ou un mal. Est-ce
que cela présenterait un réel intérêt ? Dans tous les cas,
arrêtons de fouiller la tour, qui l'a déjà beaucoup été et
qui va finir par tomber ! Je comprends que des gens s'intéressent
au mystère, mais est ce trop leur demander de ne pas porter
atteinte au village et à la tranquillité de ses habitants
?
89 : Pour vous le trésor de Rennes
le château, c'est quoi ?
GBD : C'est celui qui est le moins
exploité : le passé historique important du village. Il est
difficile de se faire une idée de ce qu'a pu être la ville
de Rhedae au temps de sa splendeur et de nombreuses questions
restent sans réponse. Par exemple, qu'en est-il d'une éventuelle
présence mérovingienne. Il y a de nombreux vestiges à étudier,
et en particuliers le gisement des oeufs de dinosaures, le
premier qui a été trouvé en France, mais qui est malheureusement
sur un terrain privé.. Il serait bon d'organiser des fouilles
archéologiques sérieuses.
89 : La question que vous auriez souhaité
que nous abordions ?
GBD : Pour ma part, nous avons fait le tour.
(1) "Marie d'Etienne,
le Trésor oublié", Chronique sur Rennes le château (1998)
(2) "Aïcha, Kabyle au coeur", Chronique sur la guerre
d'Algérie (2001)
(3) In : "Les carnets de l'abbé SAUNIERE"
(4) Les trois corps déterrés sont
probablement ceux de trois résistant victimes de la seconde
guerre mondiale, vers 1944. Leur identité n'a jamais pu être
éclaircie, ni les conditions exactes de leur décès. Ils sont
enterrés à droite en entrant dans le cimetière.
(5) J'en profite pour lancer un appel
à ceux qui sauraient ou se trouve actuellement ce crâne. Sa
restitution à la municipalité permettrait que son étude qui
promet d'être intéressante.
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