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Si quelqu'un pouvait nous remettre en relation.

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Octonovo




Dernière mise à jour
le 30 juin 2005


Interviews
 

Interview de Jean PELLET

Le plus ancien chercheur de trésor de Rennes-le-Château

Le 29 mai 2001


OCTONOVO: En quelle année es-tu arrivé et comment es-tu arrivé ici?

Jean PELLET: Vers 54 ou 56, je ne me rappelle plus. On avait lu une revue ou un article, "le curé au milliard". On est venu avec le cousin de ma fiancée et le coin m'a plu.

89: Tu as des documents de cette époque?

JPE: Toutes mes archives ont brûlé dans l'incendie de mon domicile en février 2000. il ne me reste rien, même pas mes effets personnels. Tout a été absolument détruit.

89: Comme tu es le plus ancien des chercheurs, dis moi, à quoi ressemblait Rennes-le-Château à l'époque.

JPE: A la même chose qu'aujourd'hui avec plus de ruines. Iil y avait surtout le domaine avec Corbu.

89: Il y avait déjà des chercheurs?

JPE: Surtout des curieux, de passage. Par exemple, je me rappelle de la famille Constant avec ses 8 enfants qui faisaient tous un trou dans le jardin. C'était bon enfant.

89: Mais alors les recherches sérieuses?

JPE: Ca a vraiment commencé avec Gérard de SEDE et son premier livre..

89: Avant cette époque (1967), comment s'organisaient les recherches?

JPE: On n'avait pas de thèse particulière. On mangeait ensemble le midi, et après on se dispersait. Chacun pour soi et puis le soir on se retrouvait, on causait, un peu cachottier mais gentil, sans vacherie ni violence. C'est après que cela a changé.

89: C'était qui à l'époque ces chercheurs de trésor?

JPE: Ils ne sont plus revenus pour la plupart... Il y avait Maraval. (1)

89: Maraval?

JPE: Il habitait dans la région,  dans le château de sa femme. Il ne s'intéressait pas a l'histoire de la même façon que nous mais plutôt en dilettante. Sa femme était très sympa. C'est de sa femme qu'il détenait un document sur un dépôt à Rennes-le-Château. Il se l'est fait voler par un canadien.

89: Et Pierre Plantard?

JPE: Je ne l'ai pas connu personnellement. Je l'ai vu une ou deux fois. A vrai dire il m'a semblé insignifiant. Il se prétendait descendant des rois mérovingiens. A vrai dire, cette histoire invraisemblable, il l'a montée petit à petit. Il s'inventait un monde au fur et à mesure. A la fin, il racontait que son père avait connu l'abbé et faisait la fête chez lui. C'était n'importe quoi.

Par contre Philippe de Cherisey avait des connaissances étonnantes. En ésotérisme en particulier, mais au sens noble du terme, cryptographie, alchimie, langues anciennes, symbolisme. C'est lui qui dans le 1er livre de Gérard de SEDE sur Rennes-le-Château a fait toute cette partie ésotérique et symbolique.

D'ailleurs Gérard de SEDE m'a raconté Gisors aussi. Il m'a raconté comment avant d'être chassé, Lhomoy a emmené des objet.

89: Qui sont passés où?

JPE: Je n'en sais rien.

89: Les Charroux et Cie?

JPE: Robert CHARROUX voulait que je monte un bureau à Lyon pour son association des chercheurs de trésors. Il est intéressant parce qu'il écrivait tout ce qu'il entendait . Il faut trier par contre . Il avait un ami ingénieur, LENOIR, qui avait mis au point un des premiers appareils français de détection électromagnétique . Ils ont poêlé un peu de partout mais ils n'ont rien trouvé.

89: Tes meilleurs souvenirs de fouilles?

JPE: Des trucs marrants. Dans le jardin de l'abbé, quand on a atteint les souterrains. Henri BUTHION nous a obligé à tout reboucher alors qu'on voyait la voûte d'un souterrain. Il a coulé une dalle de ciment par dessus pour faire la piste de danse dont il avait besoin pour son hôtel, car le Dimanche qui suivait, il avait une première communion. Pour faire ce souterrain, ils s'étaient appuyés sur des failles naturelles, qui allaient vers le château, dans un sens, et de l'autre coté bifurquaient.

Lorsque je me suis intéressé à la source, j'ai pu constater que les drains sont d'époque romaine. L'eau a été amenée du temps des romains d' une source jaillissante. Enfin c'est mon hypothèse.

89: Tu penses que cette source a pu avoir un débit supérieur?

JPE: Non, l'intérêt qu'elle présente, c'est surtout qu'elle est régulière. Mais il est clair qu'elle n'a jamais pu alimenter 30.000 pers. Même pas 10.000. Le débit est de 3 ou 4 m3 jour.

89: Tu as fouillé la tour?

JPE: Moi non. Je n'ai eu ni l'occasion ni l'autorisation. Mais cela a été tellement fait que je suis étonné que l'on puisse encore vouloir y faire des trouvailles.

89: Et tu penses qu'il y a effectivement une crypte sous l'église?

JPE: Ah oui! Des documents le prouvent amplement. Par exemple, les Corbu-Captier ont publié des documents qui font état du dernier enterrement qui a lieu dans la crypte. Elle se situe sous l'ancien maître autel, qui était  lui-même un peu à gauche quand on rentre dans l'église. Par contre, je serais très étonné qu'elle n'ai pas été ouverte depuis le Ve siècle.

89: Le livre de Gérard de SEDE a vraiment tout changé.?

JPE: Ca  a été le démarrage. On est resté en contact pour travailler sur les documents.

89: La question que tu aurais aimé que je te pose?

JPE: Tu sais, j'ai donné beaucoup d'interviews, et certains en ont profité pour mettre dans ma bouche n'importe quelle sottise. Par exemple que j'allais sauver Israël. tu te rends compte, c'est vraiment n'importe quoi.

89: Et pour toi le trésor, c'est quoi?

JPE: Ce que les Wisigoths ont ramené dans la région.

(1) Suite à une erreur, la première publication de cette interview faisait état de Philippe de Cherisey à la place de M. Maraval

OCTONOVO-Jean PELLET Mai 2001

 

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